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Archéologie

grotte de la hache

Grotte de la Hache

 

La Préhistoire à Buthiers

Des occupations très anciennes
Le territoire de la commune de Buthiers, traversé par l’Essonne, s’inscrit dans le paysage pittoresque du Massif de Fontainebleau caractérisé par ses chaos rocheux. Les énormes blocs de grès recèlent des cavités ou abris sous roches qui ont été occupés par les hommes dès le Mésolithique : période chronologique succédant au Paléolithique et comprise entre 9 500 et 5 100 avant notre ère. Les hommes vivaient encore en nomade de la chasse et de la cueillette, dans un environnement marqué par un réchauffement climatique et la reconquête de la forêt.

Un art rupestre typique du massif de Fontainebleau
De nombreux abris, dont certains sont connus depuis le XIXe siècle, comportent des parois gravées de motifs singuliers. Buthiers a le privilège d’en conserver l’une des plus importantes concentrations : environ 120 ont été répertoriés par le Groupe d’ Étude, de Recherche et de Sauvegarde de l’Art Rupestre (GERSAR). Ces abris, de taille réduite, semblent être des lieux cultuels privilégiés où étaient exprimés les rapports avec le surnaturel.
Les gravures, généralement non figuratives, ont des formes géométriques simples (sillons, quadrillages, cupules, etc.). La découverte d’outils en silex émoussés, appelés « gravoirs », parmi le mobilier archéologique mis au jour notamment dans la « Grotte de Chateaubriand », permet d’attribuer une partie d’entre elles au Mésolithique, et plus précisément au VIIIe millénaire avant notre ère.

Grotte Chateaubriand

Gravures rupestres
La Grotte de Chateaubriand
Photo Laurent Valois (GERSAR)

Des vestiges néolithiques
Subsistent aussi à Buthiers quelques gravures rupestres représentant des haches en pierre polie accompagnées de crosses. La forme des lames de ces haches est celle d’objets véritables, des haches en jade d’origine alpine qui circulaient alors dans toute l’Europe. Elles permettent de dater ces gravures du Ve millénaire avant notre ère. Elles sont l’œuvre de populations au mode de vie sédentaire fondé sur l’agriculture et l’élevage.
Si deux cavités contenant ce type de représentations sont connues de longue date, la découverte la plus remarquable ne remonte qu’à 2013 : il s’agit d’une composition gravée sur la façade d’un très gros rocher qui comprend un personnage stylisé, associé à une hache polie au manche crossé et à deux embarcations. Cet ensemble a été proposé au classement « Monuments historiques » par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Île-de-France en novembre 2016.

Anthropomorphe

Rocher vallée aux Noirs

L’anthropomorphe dit "le Barbu" (Vallée aux Noirs)

Une fouille au pied du rocher a permis de dégager l’ensemble de la composition. Ce type de personnage stylisé et coiffé de motifs à l’apparence de plumes a été identifié sur d’autres sites de la vallée de l’Essonne. Il appartient à un répertoire iconographique régional car on ne connaît pas d’exemples comparables ailleurs, contrairement aux gravures de haches polies que l’on retrouve dans d’autres régions, notamment en Bretagne sur des mégalithes.
Fouilles et relevé Serge Cassen (CNRS), Valentin Grimaud et Laurent Lescop, 2014.

 

Des fouilles archéologiques, menées en 2005, ont révélé la présence de vestiges néolithiques sensiblement contemporains : un village, attesté par les traces de sept maisons et de deux fours, ainsi que plusieurs sépultures dont les défunts étaient enterrés avec des offrandes (objets personnels et/ou symboliques).Enfin l’occupation néolithique de la commune est également attestée par la présence d’un polissoir près de l’observatoire de l’Île de Loisirs et d’un dolmen (Roche aux Loups) classé « Monument Historique ».

  roche aux loups

La Roche aux Loups

Sépulture

Le défunt, dont la tombe contenait une hache polie et un pic en silex, était amputé de son bras gauche. Il s’agit de l’acte chirurgical le plus ancien attesté en France.
Fouilles Anaïck Samzun, Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), 2005.
Photo Inrap.



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